Toutes les traces, tous les waypoints suivez le parcours sur : GOOGLE EARTH ou GARMIN
;;;;;;;;;;;;(coordonnées GPS des auberges, villages, routes,stations service……..)
vous n'avez pas google earth, téléchargez le >>ICI<<
Fabienne (passagère)
34 ans
Gestionnaire d'affaires chez TYCO Electronics
Amaury
36 ans
Gérant du magasin Espace Motos à Saint Ouen L'aumône(95)
Nous sommes mariés et avons 2 enfants de 5 et 10 ans
Je suis également pilote moto en Road Racing et endurance
Nous avons découvert l'Afrique lors d'un premier voyage au Sénégal il y a 4 ans.
Nous en sommes de suite tombés amoureux et y allons régulièrement depuis.
Faisant partis d'une association, >ASTOU< , nous parrainons des enfants au Sénégal et au Mali.
Nos derniers voyages au Sénégal se sont faits dans le cadre de l'association en compagnie de nos enfants.
Nous avions donc envie d'y retourner à moto pour cette fois découvrir le Sénégal profond et les terres de notre filleul Malien qui vit près de Bamako.
Le voyage va durer 1 mois, mais les préparations en auront pris 10.
Tout d'abord la moto, une BMW R1200GS Adventure, avec tous ses équipements.
La première modification consiste à remplacer les amortisseurs d'origine par des ohlins, de meilleure qualité et réglables. Ensuite pose d'un kit valises Zega de chez Touratech, solides et pratiques. Ensuite un GPS de qualité, étanche et pratique, Un garmin 276c, dans lequel je pourrai stocker les cartes d'europe et d'afrique, ainsi que tous les waypoints et traces nécessaires. En cas de chute la GS adventure est équipée de série de pare-cylindres. J'ai rajouté des protections carbone sur les couvre culasses
Liste des modifications aportées à la moto:
- amortisseurs olhins
- Valises + support Zega
- top case Givi 36l
- sacoches laterales avant Touratech
- selle pilote Basse Touratech
- Collecteur décatalysé Leovince
- Silencieux MIVV
- protection de triangle avant
- protection carbone des couvres culasse
- grille de protection radiateur
- grille de protection phare
- élargisseur de béquille
- tapis de réservoir et porte carte bagster
- filtre a air mousse touratech - bougies iridium
La préparation du voyage et de la moto n'aurait pas été possible sans les sites et blogs suivants:
pour tester le pilote et la passagère nous sommes partis 3 jours en direction du vercors, des gorges du verdon et du mont ventoux. Résultat, la selle pilote est trop dure, les vêtements trop chauds et les valises Zega pas si solides que ça. J’en ai détruit une sur une simple chute à 20 km/h. En tout cas, Fabienne peu habituée aux voyages à moto a pris beaucoup de plaisir.
le 01 Aout 2009
départ vers la Corse pour notre second test.
Les routes de montagne sont étroites et parfois à flanc de falaise comme ici près de Corte.
ou encore ici entre Corte et Ghisonaccia dans le col de Sorba
et en vidéo de Ghisoni à ghisonaccia
Résultat, le blouson été ira mieux, les gants légers aussi. Par contre la selle d'origine beaucoup plus épaisse fait aussi mal au cul que la Touratech.
Le dilemme est qu'il faut en emmener le moins possible tout en en ayant le plus possible!
En tout et pour tout, je dispose:
- d'une valise gauche 35litres (10 kgs max)
- d'une valise droite 41 litres(12 kgs max)
- d'un Top case 36 litres (8 kgs max)
- de 2 petites sacoches d'appoint
Il faut y mettre:
1- L'outillage
2- Les pièces de rechanges
3- Les vêtements
4-Le couchage
5-medocs et trousse de toilette
6-Le reste (téléphone, appareil photo, Pc, Gps, chargeurs,…..)
Je ne devrais pas avoir de problème de volume, mais j'aimerais limiter le poids de l'ensemble à 40kgs.
C'est pas Gagné!!!
Là il ne manque que les fringues, les médicaments et trousse de toilette!
Voici le détail:
1-l'outillage (9 kgs)
j'ai simplement copié sur Barbouze , à peu de chose près.
2- Pièces et consommables (4 kgs)
j'ai emporté: 2 chambres à air, rustines, graissant filtre à air, huile moteur, huile de pont, nettoyant filtre à air,graisse molybdène, WD40,Vitamol,Leviers, bougies, Joint spy de pont, relais de pompe à essence, rotule de triangle, roulement de roues, ampoule, courroie d'alternateur, antenne EWS, scotch, colliers…….
3- Les vêtements (4 kgs)
2 pantalons, 3 changes et un pull chacun
4- Le couchage (6 kgs)
2 duvets, 2 matelas, 2 mini oreillers et une tente.
On voit également sur la photo les 2 Camelback (sac à dos contenant 2 litres d'eau) et 2 serviettes compacts.
5- Medocs (1,5 kg) et trousse de toilette (1,5 kg)
6- Le reste
Je n'ai pas encore pesé, mais ça doit faire dans les 5 kgs
Finalement on arrive à 32 kgs auquel il faut rajouter le poid des 3 valises (15 kgs)
C'est sûrement trop, mais grâce au 48kgs de la passagère malgré son régime grossissant , ça s'équilibre!
Le départ est prévu pour le 26 septembre 2009, au départ de Paris.
Les premiers 1200 kms se feront de nuit mais pas en moto!!!
La GS sera chargée dans mon pickup que je laisserai garé 1 mois près de Barcelone chez des amis.
en effet, Je n'avais pas envie de me taper 1200 kms de nuit en Pneus Karro T (pneus tout terrain) .
Le bateau part de Barcelone le dimanche 27 en direction de Tanger pour une arrivée prévue le 28sep à 15HOO.
Le retour se fera fin Octobre Via Algeciras (Gibraltar), pour une remontée vers Barcelone où le pickup devrait nous attendre.
La 1ère étape est prévue à Marackech, chez des amis.
Pour la suite j'ai prévu les étapes suivantes,
en blanc pour l'allée
en bleu pour le retour
-Marrakech à TanTan
-TanTan à Dakhla
-Dakhla à Nouakchott
-Nouakchott à St Louis
-St louis à Saly
-Saly à Tambacounda
-Tambacounda à Dindefélou
-Dindéfélou à Kayes
-Kayes à Bamako
Certaines étapes seront sûrement trop longues, mais on n'hésitera pas à en faire des supplémentaires.
Nous souhaitons prendre le minimum de temps entre Paris et St louis du Sénégal, pour avoir le maximum de temps au Sénégal et au Mali.
Le Maroc mériterait mieux, mais nous y retournerons une autre fois.
TROIS ETAPES IMMANQUABLES ,
MEDINA GOUNAS - THIES - KOUROUBA
Le trajet peut sembler bien long, mais nous voulions absolument rendre visite à nos 3 filleuls.
Gora est un garçon de 12 ans, Il vit à Médina-Gounass dans la banlieue de Dakar.
Il habite un quartier défavorisé, et le retrouver demandera un peu de patience et de chance.
Nous le parrainons via l'association ASTOU www.astou.org . La taille humaine de cette association
facilite grandement le contact et nous aurons plaisir à le retrouver.
Seynabou est une jeune fille de 12 ans, Elle vit à Thiès à 80kms à l'Est de Dakar. (Celle de gauche pour ceux qui ne suivent pas)
Sa famille nous a hébergé avec les enfants lors de notre dernière visite, Il sera donc facile de la retrouver. Nous la parrainons également via ASTOU.
Moussa est un garçon de 13 ans, Il vit à kourouba à 80kms au Sud de Bamako.
Nous le Parrainons via l'association PLAN.
L'envergure Internationale de cette organisation humanitaire est telle qu'il est très difficile de rentrer en contact avec les responsables locaux.
La rencontre avec Moussa doit donc être organisée en amont avec un service spécial chez Plan France. C'est aussi compliqué que de chercher un document administratif à la préfecture! J'ai quand même réussi à avoir l'adresse et le numéro de téléphone d'un délégué PLAN sur Bamako. Alors on verra bien….
le dimanche 27 septembre 2009
Nous avons quitté Paris à 20H00, après avoir traversé la pluie et le brouillard nous sommes à 200 KM de Barcelone à 6H00. Amaury a conduit tout le trajet (juste une petite pause d'une heure).
On aura le temps de se reposer durant les 25 H de bateau qui nous attendent.
Merci pour tous les petits mots d'encouragements (mail et texto) qui nous ont fait bien plaisir.
Il était très difficile pour moi de laisser mes parents et mes enfants, mais je sais qu'ils sont entre de bonnes mains. A bientôt
Fab
Ca y est nous partons de Barcelone. Nous souhaitons remercier Cécile pour son accueil très chaleureux et sa disponibilité.
Nous avons pu prendre le bateau
et étant donné que la chance était de notre côté nous avons même pu avoir une cabine dans le bateau avec douche et eau chaude. Quel luxe.
Nous avons été rejoints sur le bateau par Noelle, Fritz et Jacky (2 français et 1 allemand rencontrés sur internet avant le départ) et qui font le même voyage que nous en plus de temps. Leur blog http://noushafricatour2009.e-monsite.com
Après cette journée de repos nous arriverons sur le sol Africain à Tanger en direction de Marrakech
Le lundi 28 septembre 2009
Nous avons vu le fameux détroit de Gibraltar.
Il est très surprenant de voir que les 2 continents soient si proches.
Nous sommes bien arrivés sur le sol africain. Par contre nous avons perdu beaucoup de temps à la douane de Tanger donc nous n'avons pas pu faire notre première étape comme souhaité (Marrakech).
Nous nous sommes arrêtés à Casablanca car il faisait très nuit.
Nous avons trouvé une auberge de jeunesse très sympa
(N33 36.021 W7 37.035)
et nous avons mangé notre première tajine dans un boui boui local.
L'étape de demain sera dure et longue car nous avons 250 km de retard.
A demain si nous avons la chance de pouvoir se connecter car il sera impossible d'aller jusqu'à Tan Tan comme initialement prévu
Le mardi 29 septembre 2009
Yes, we Tan
Nous avons réussi à rattraper notre retard en ralliant Tan Tan via Marrakech et Agadir.
Nous avons fait 10H30 de moto avec seulement une pause de 30 min pour encore manger un tajine délicieux.(N30 36.500 W9 20.622)
Le réveil a été speed car Amaury avait oublié de changer l'heure sur son téléphone et il pensait qu'il était 8H00 alors qu'en fait il n'était que 6H00.
Du coup nous étions prêts à décoller à 7H00 mais nous sommes restés enfermés à l'intérieur de l'auberge jusqu'à 8H00.
Nous avons galéré pour sortir de Casablanca à cause des bouchons monstres en centre ville et des gens qui font n'importe quoi.
Nous avons vu de splendides paysages, tous différents les uns des autres.
Pour l'instant nous trouvons le Maroc très beau et sommes très surpris par la propreté de ce pays.
Nous avons eu le droit à nos 2 premiers contrôles de police à l'entrée de Tan Tan. Ils ont juste controlé nos passeports et nous ont laissé repartir.
Nous sommes arrivés dans une auberge” villa ocean”(N28 29.883 W11 20.052), conseillé par le guide du routard à Tan Tan plage à 19H30, complètement KO.
Il n'y a ni éléctricité ni eau chaude ni internet mais par contre un carreau cassé à la fenêtre qui donne droit sur la mosquée.
Et ce soir nous mangeons….. Tajine de poissons + tajine de fruits.
Demain départ pour Daklha qui se trouve à 800 KM de Tan Tan, encore une dure journée.
Un énorme MERCI à ceux qui gardent nos enfants sans eux nous ne pourrions pas vivre cette aventure.
Le mercredi 30 septembre 2009
Tan Tan Dakhla - Le Sahara
800 kms à travers le Sahara occidental, Magique
Nous avons décollé tranquillement vers 9H00, après une bonne nuit.
Tan Tan est vraiment la dernière “vraie ville” du Maroc.
A partir de maintenant il n'y a plus que du desert ponctué par quelques villes comme poussées là par magie un peu comme Las Vegas.
Très vite dès le départ on aperçoit les premières dunes de sable
La route serpente souvent le long de la mer, passant parfois à ras du précipice.
Nous nous sommes arrêtés pour faire une photo du “Trou du diable”(N28 06.427 W12 02.269), et pendant que je prenais la photo, mon casque est tombé de la moto et à fini à 50 centimetres du vide! je m'en sors juste avec une belle rayure juste devant les yeux, c'est un moindre mal.
La route est nickel, mais il faut faire attention à ceux qui la traversent!
Nous avons pu rouler peinard à 150 kms/H tout le long, les flics, passé TanTan, ne sont présents qu'aux nombreux check point où il faut présenter systématiquement les passeports et leur remettre une fiche de renseignements que nous avions préparée à l'avance.
Nous sommes arrivés de jour pour la première fois, à Dakhla vers 17H00, et avons fait escale dans un camp de kitesurfers (N23 54.228 W15 47.114).
Quand nous sommes arrivés il y avait plus de cent kitesurfers en action, mais pas une BMW.
Après un super dîner, nous nous couchons tôt pour partir vers 7H30 demain afin de rejoindre la frontière mauritanienne et passer le fameux No man's land et peut être arriver à Nouakchott.
Le jeudi 1er octobre 2009
Dakhla - Nouakchott 750 KM
Après un petit déj rapide (1 pomme et 2 madeleines chacun), nous avons quitté le campement à 8H00.
Nous avons fini de traverser le Sahara.
Nous avons passé les 2 frontières (Maroc et Mauritanie) en un temps record de 3 heures. (N21 19.903 W16 56.774)
Le fameux No Man's Land que nous appréhendions tant n'est pas si terrible que ça. Il n'y a pas de bandits cachés derrière des dunes et nous n'avons pas explosé sur une mine même si nous avons pris la mauvaise piste.
Il s'agit de 3 KM de piste qui n'appartiennent ni au Maroc ni à la Mauritanie.
Ce fut 3 KM difficiles avec la moto car nous nous sommes ensablés à plusieurs reprises et avons même fait une petite chute.
Il fallait pousser la moto par une température de 40 °C.
Après la frontière nous avons traversé 450 KM de désert total, il n'y avait rien à part la chaleur.
Etant donné que nous n'avions pas pu manger le midi à cause du passage des frontières, nous nous sommes offert un 4 heures avec 1 cannette de coca et 4 BN chacun dans une station service(N20 03.116 W15 55.246).
Nous avons eu aussi une mini tempête de sable, ce n'était pas très cool.
Aujourd'hui nous avons beaucoup souffert de la chaleur et notre eau se transfome très vite en eau bouillante.
Nous passerons la nuit à l'auberge de Ménata(N18 05.590 W15 58.639) dans Nouakchott. Voilà le genre d'animaux que nous trouvons en bord de route dans cette capitale.
Normalement demain nous entrons au Sénégal
David, merci pour les lunettes, elles sont vraiment adaptées
Jusqu'à aujourd'hui, nous pouvons manger et nous laver tous les jours. Nos intestins vont très bien. Grace aux selles avec insert silicone nous n'avons pas mal aux fesses.
Après une nuit pourrie en Mauritanie à cause de la chaleur et des moustiques, nous sommes partis ce matin sous un soleil de plomb.
Il faisait 38°C. C'est très dur sur la moto car nous ne pouvons pas enlever tous nos équipements, gants, blousons…. Ca serait trop dangereux en cas de chute.
Nous avons eu un mal fou à sortir de Nouakchott à cause de la circulation et les routes sont ensablées.
Une fois sortis, la route était à peu près nickel, mais nous devions faire très attention car beaucoup d'animaux (âne, chèvre et zébu) traversent la route.
Dans ce pays les pick up ne servent pas seulement à transporter des motos !
Nous sommes enfin arrivés à Rosso(N16 30.528 W15 48.712), frontière entre la Mauritanie et le Sénégal, coupée par le fleuve sénégal.
Nous devions donc prendre le bac.
La réputation de Rosso (pour ceux qui ne connaissent pas, c'est la frontière la plus corrompue d'Afrique de l'Ouest) n'est pas usurpée.
Ce fut l'horreur
Déjà comme d'habitude nous sommes arrivés à l'heure de midi donc repas du midi gâteau et soda (qu'elles sont loin les bonnes tajines marocaines).
De plus nous sommes vendredi et donc c'est la prière jusqu'à 15H00.
En attendant la fin de la prière Fabienne a eu le temps d'attraper un coup de chaleur et de s'amuser avec les ânes.
Nous avons dû graisser la patte d'un policier rencontré une heure avant à un check point qui nous a pris en charge de Rosso Mauritanie à Rosso Sénégal. Il nous en a couté 40 euros pour quitter la Mauritanie et 30 euros pour rentrer au Sénégal. Somme totalement injustifiée si ce n'est les 15 euros du bac.
En guise de bac, il s'agit plutôt d'une barge qui n'est accessible qu'en traversant l'eau.
Après 6 heures d'attente, nous avons enfin quitté la frontière sénégalaise à la nuit tombante.
Les 50 premiers kilomètres de route sont défoncés et très dangereux surtout de nuit !
Nous avons trouvé une auberge (N16 01.678 W16 30.249) sur l'Ile de Saint Louis et avons mangé un délicieux Tieboudien
Ce fut une journée très difficile physiquement et moralement mais le point positif c'est que nous sommes enfin arrivés au SENEGALLLLLLL.
Nous sommes très contents d'être arrivés jusque là après plus de 3000 KMS
Il y a une petite fuite d'huile sur le pont arrière de la moto (1500 KM à 150 tout le long ça se paye).
Amaury avait anticipé cette panne connue et il réparera donc demain quand nous serons à Saly.
Demain nous allons rendre visite à Dieynaba à Thies et après nous allons chez Tessa à Saly où nous prendrons notre première journée de repos
Le samedi 3 Octobre 2009
PARIS - DAKAR : 7 jours, on a réussi
Ce matin nous sommes partis de Saint Louis en direction d'un petit village(N15 52.343 W16 28.905) où nous étions allés il y a 2 ans avec les familles Brice et Ernoux.
A l'époque nous avions fait une partie de foot avec les enfants, c'était super.
Pour y retourner nous avions dû emprunter la piste (même si nous n'avions pas les bons pneus), ça nous a fait un petit entrainement pour la suite.
Le GPS est d'une précision redoutable (merci Google Earth)
Nous avons retrouvé facilement ce village perdu en brousse et avons même reconnu certains enfants.
C'était très sympa.
Etant donné que c'est la fin de l'hivernage, et que la saison des pluies a été très violente cette année, beaucoup d'endroits sont encore inondés et la verdure des paysages est hallucinante.
On espère que les pistes que nous devrons prendre par la suite ne seront pas autant inondées.
Nous avons enfin retrouvé des baobabs. Quelle joie de revoir ses arbres, on les adore
Nous sommes ensuite arrivés à Thies pour rendre visite à la famille BA.
Seynabou s'embellit de jour en jour
Nous avons passé un très bon moment en leur compagnie. Quel bonheur de les revoir.
Katy, ta mère avait fait du Mafé, il était aussi bon que le tien, nous nous sommes régalés.
Ensuite nous sommes allés faire un petit coucou au Centre d'Albinos(N14 46.781 W16 54.403) où nous avions travaillé au mois de mars.
Le potager donne beaucoup de légumes, la réparation du toboggan a bien tenu mais il s'est cassé à un autre endroit.
Les gens étaient ravis de nous revoir et nous également.
Nous avons quitté Thiès en fin d'après midi direction Saly. Ce qui nous avait pris 3 heures en taxi 7 places cet hiver, nous a pris 40 min en moto.
Nous avons retrouvé nos amis Jules et Moussa chez Tessa qui nous ont accueillis très chaleureusement.
Très bonne journée. Nous sommes très heureux d'être ici et demain nous profiterons d'une journée de repos bien méritée.
Sauf pour Amaury qui doit changer les pneus, réparer la fuite et faire l'entretien de la moto.
Merci beaucoup pour vos commentaires, j'ai pleuré en les lisant.
J'avais même oublié que demain c'était mon anniversaire.
Les messages d'Amaury et d'Elwan nous ont réchauffé le coeur et rougi les yeux.
Tout le monde demande des nouvelles d'eux ici, ils aimeraient tant les revoir.
Photos en vrac
Fab aime toujours autant les animaux
Pont Faidherbe à Saint Louis, plancher en Tôle un peu chaud en moto
l'ile de St Louis
rencontre en pleine brousse
toujours être vigilant
Place normandie à Thies
routes de Thies
route de Thies à Mbour(saly)
Village en arrivant sur Mbour
Nid de poule
Photo mystère?
Qu'est ce que c'est?
A quoi ça sert?
Nous en profitons pour passer le bonjour à Noelle, Fritz et jacky, nos compagnons du premier jour qui devaient se rendre également à Bamako, mais qui enchainent les galères depuis le départ. Leur blog http://noushafricatour2009.e-monsite.com
Aujourd'hui j'ai 34 ans, pourtant je ne me sens pas plus vieille qu'hier. Merci de me l'avoir souhaité.
Mon mari étant un être formidable, il m'a non seulement amenée jusqu'ici pour mon anniversaire mais en plus il m'a acheté un cadeau.
Le pauvre il a du bien galérer pour trouver un cadeau qui me fasse plaisir et qui en plus ne prend pas de place.
Je lui avais déjà dis que pour moi le plus beau des cadeaux était d'être ici.
En plus il a vraiment trouvé le cadeau parfait. Le voilà
Amaury et Moussa sont allés changer les pneus ce matin. Ce sont eux qui ont tout fait mais il a quand même fallu payer.
Pendant ce temps je suis allée au cyber pour imprimer des photos à donner dans un village au retour et j'ai fini la lessive.
Voilà une photo de la troupe : Jules, Oumy la copine de Jules, Moussa
Nous avons très bien mangé ce midi, c'est la copine de Jules qui nous a préparé le repas. Du riz avec de la viande, des oeufs, des oignons et des carottes.
C'était délicieux.
Ensuite Amaury s'est attaqué à la mécanique et là mauvaise surprise, nous avons un problème avec l'amortisseur Ohlins.
Nous devons attendre demain pour appeler ohlins afin de savoir si nous pouvons rouler comme ça ou si nous devons arrêter.
Si nous ne pouvons plus rouler, Rachel a une amie qui descend à Dakar mardi, dans ce cas on lui demandera de nous descendre un amortisseur neuf.
>Amaury : je ne pense pas que le problème soit trop grave, mais sans réglage de precontrainte je dois alléger la moto au maximum. Nous ne gardons donc que le strict minimun. je vire les huiles, les gourdes, de l'outillage, des fringues et Fabienne(lol)
Rien de vital, mais on garde qd même l'APN et le PC.
Nous avons passé la fin de l'après midi avec Aziz et son frère autour d'un thé. C'était très sympa
Aziz passe le bonjour à Greg, Gwen, Brice et Sandy. Il nous a demandé si Brice était toujours aussi joyeux.
Nous avons répondu que oui.
Voilà enfin une photo de nous 2 ensemble.
>amaury: fab fait la même tête qu'avec le zebu d'hier!
et également une photo de quelques enfants à la boutique en face de la maison où Amaury et Elwan allaient tout le temps acheter des sucettes.
Si tout se passe bien demain nous partons en direction de Tambacounda. C'est la ville la plus chaude du Sénégal.
Par contre nous allons rentrer dans les terres donc on ne sait pas comment ça va se passer au niveau des connexions internet.
On fera ce qu'on pourra pour vous donner des infos.
Sinon nous attendrons jusqu'à mardi notre pièce de rechange.
Bonne journée de repos mais qui est passée trop vite. Je n'ai même pas eu le temps de lire.
Vivement demain que l'on puisse partir vers de nouveaux horizons…
Marie tu as gagné (en même temps tu as été la seule à jouer), c'est bien le PQ local, ça s'appelle une satala.
>amaury: heureusement que j'avais pensé au PQ, la satala ça colle aux doigts.
le lundi 05 Octobre 2009
Saly Tambacounda 450kms
Réveil à 9H00 et appel chez Ohlins. Le mec est super emmerdé pour moi mais me confirme qu'il n'y a pas de problème à continuer comme ça. J'y perdrai simplement en confort et en possibilité de réglage. Les 7 ou 8 kgs de perdu dans les bagages suffiront largement à compenser.
A partir de maintenant, les étapes vont être plus courtes afin de pouvoir en profiter encore plus.
Nous avons quitté Saly sur le tard à 10H30 après une nuit chaude et pleine de moustiques.
Nous avons mis nos tenues de sudation.
Mes valises qui étaient grises et moches hier soir, se sont transformées en oeuvres d'art dans la nuit grâce au coup de pinceau de Moussa, Artiste peintre qui habite la maison de Saly.
Nous avons traversé Mbour en direction de Kaolack puis de Tambacounda.
La route est changeante tout au long du parcours.
Le bitume est parfois neuf, parfois miné , parfois inéxistant.
nid de poule
Nid d'autruche (ou d'éléphant pour Jerry)
Le pire c'est le bitume défoncé qui oblige à slalomer entre les trous quand on les voit à temps.
Sur de nombreux kilomètres le bitume a presque disparu, et est remplacé par de la latérite (terre battue). Là aussi c'est tendu car on ne voit pas le relief. Sur les parties en latérite, il est bien difficile de doubler les camions. Nous avons commencé à manger de la poussière.
Un peu crade
Une route neuve est en construction, mais certains tronçons ne sont pas encore ouverts à la circulation, tant pis on les a pris quand même malgré les barrières en pierre.
Nous nous sommes fait piéger une fois car la route était un cul de sac. On a donc pris les petites routes à travers les villages ensablés et sommes tombés pour la deuxième fois.
Nous sommes arrivés à Kaolack vers 12H15, petite ville où le scooter est roi.
Ne souhaitant plus faire de repas aux BN et Coca, nous avons fait escale 30kms plus loin dans un petit village.
Nous avons demandé à la boutique où trouver à manger; il nous a amené dans un resto local…(N14 07.807 W15 52.923)
Le menu était omelette aux oignons ou omelette sans oignons, on a pris avec.
Le tout avec un Coca (faut pas perdre les bonnes habitudes), car il n'y avait pas d'eau.
Coût des 2 menus : 1000CFA soit 1,5€.
Départ vers 13H30 en direction de Tambacouda où nous sommes arrivés à 16H30.
La route qui entre à Tamba est Nickel mais se dégrade très vite.
Nous nous attendions à une grande ville, mais c'est en fait tout petit et très peu touristique, tant mieux.
En cherchant un endroit pour dormir, nous sommes passés devant le “Niji Hotel Souo”(N13 45.971 W13 40.184), avec clim, piscine (plutôt bain bouillant) et tout le toutim….
C'est 24000 la nuit (35€), mais pour une première nuit avec la clim on a craqué! Notre dernière bonne nuit remonte à Tan Tan (ça fait loin)
Ca fait seulement 9 jours que nous sommes partis et nous avons l'impression que ça fait un mois tellement nous en prenons plein les yeux.
Et dire qu'il nous reste encore 20 jours (trop coolllllll)
Demain nous partons retrouver un ami sénégalais à Kédougou et nous devons traverser le parc Niokolo Koba, ce sera une petite étape de 250 km.
Voilà quelques photos de villes et villages traversés par une forte chaleur
Ce matin nous sommes partis tôt afin de pouvoir profiter de la fraicheur. Il ne faisait que 27°C à l'ombre quand nous sommes partis. Nous nous sommes arrêtés dans un champ pour aller voir des termitières. C'est impressionnant
Pour ceux qui ne connaissent pas, voilà une case à palabre. C'est dans cet endroit que se prennent toutes les décisions importantes d'un village.
Nous avons traversé le parc Niokolo koba, à cause de l'hivernage nous n'avons pu voir que des singes.
Les paysages sont splendides, nous ne savions pas qu'il y avait des montagnes au Sénégal.
Pour nous c'est complètement dépaysant, nous avons l'impression d'être dans un autre pays.
Nous avons également vu plein de champs de maïs.
et un champ d'arachides (cacahuètes), nous ne savions pas que c'était comme ça .
Nous sommes arrivés à Kédougou où nous avons retrouvé notre ami sénégalais Eric.
Il nous a trouvé un campement très sympa (N12 32.771 W12 10.311).
Cet après midi, pas de moto nous sommes partis nous promener à pied le long du fleuve Gambie et dans les rues de Kédougou.
Nous avons fini cet après midi dans la famille de notre ami. Voilà quelques photos d'enfants rencontrés :
photo mystère ????
Qu'est ce que c'est ?
Ce soir :Yassa Poulet, trop bon.
Demain nous irons voir les chutes de Dindéfélo et ensuite nous essaierons de nous rapprocher au maximum de la frontière Malienne.
Etant donné que beaucoup d'entre vous ont aimé les peintures des valises, les voilà en gros plan:
Le mercredi 7 octobre 2009
Rencontre fantastique
Malgré le violent orage de cette nuit, nous avons décidé d'aller à la cascade de Dindéfélo (N12 21.884 W12 19.433).La route goudronnée fut très courte, nous sommes vite passés sur la piste.
Nous nous sommes vite rendu compte que c'était limite impraticable.
Sur le chemin, nous avons rencontré 3 jeunes qui roulaient sur la même 125cc. Ils allaient eux aussi à la cascade donc nous avons fait la route ensemble.
Après avoir mis 2 heures pour faire 35 kms, il nous restait 2 kms à pied à faire.
Nous avons quand même réussi.
Voilà la fameuse cascade:(N12 21.8884 W12 19.433)
Ce midi nous avons décidé d'arrêter les gâteaux, donc c'était sandwich à la vache qui rit.
Le retour était tout aussi difficile.
Nos amis du jour sont tombés en panne d'essence. Il a fallu siphonner le réservoir de la BMW car il nous restait encore 30 kms à faire.
Voilà le genre de paysage que nous voyions sur la piste
et voilà le genre de pistes que nous avons dû retraverser
Nous avons roulé à 3 sur notre moto, la moitié de l'aller et la totalité du retour afin d'économiser leur moto mal en point.
Malgré cela, la transmission de leur moto a lâché. On a donc fait les 20 derniers kms en les tractant avec une sangle.
Ce fut une journée très enrichissante. Nous sommes donc rentrés ce soir à 18h00 et n'avons donc pas pu prendre la route comme initialement prévu.
Demain départ à 7H00 en direction du Mali où nous devrions passer la frontière vers 13H00. On les déteste ces frontières, ça sent encore les BN et le coca.
Tout d'abord revenons sur la journée d'hier qui a été superbe pour nous.
Amaury s'est éclaté sur cette piste inondée. Moi beaucoup moins. Quand nous devions traverser les mini rivières, Amaury était trop content sauf quand le moteur était totalement immergé, heureusement sans conséquence. Et moi je l'avoue j'ai un peu fait ma chochotte. Amaury traversait en moto et après il revenait me chercher en me portant sur son dos tellement c'était profond par endroit.
Les 3 jeunes sont étudiants, dont un qui fait une école de sport étude à Dakar.
Nous avons vraiment passé des moments très agréables en leur compagnie, ce qui semble être réciproque car ils nous ont avoué qu'ils se rappelleraient toujours de nous.
Sans eux nous serions peut être perdus dans la forêt de Kédougou, sans nous ils seraient peut être encore en train de pousser!
le jeudi 8 octobre 2009
Ce matin nous avons décollé à 7H30 pour pouvoir passer la frontière et avancer un max dans le Mali.
Comme nous avons rendez-vous samedi à 80 kms au sud de Bamako avec PLAN pour rencontrer notre filleul, il nous faut être à Bamako vendredi soir.
Pour rejoindre Kidira (la ville de la frontière Sénégalo-Malienne), nous avions prévu de passer par les pistes. Mais à 18km/H de moyenne, c'était juste impossible!
Nous avons donc du repasser par Tambacounda, tant mieux car j'avais eu ma dose de pistes hier.
En route deux autres jeunes étaient en panne d'essence on s'est donc arrêté pour les dépanner.
Nous avons revu beaucoup de singes et avons réussi à prendre des photos de plus près.
Nous sommes finalement arrivés à midi à la frontière.
Nous avons effectué les formalités de sortie du Sénégal et d'entrée au Mali en moins d'une heure et sans même lâcher un billet (sauf pour les visas 23€ par personne et le passe avant 10€). Ces 2 pays ont tout compris. En plus nous avons pu manger chez Damou, 3 étoiles au micheline : riz, légumes et viande. C'était très bon.
Nous sommes arrivés à Kayes, une grande ville du Mali d'où partent 2 routes possibles en direction de Bamako. Celle par le Nord, plus longue mais en bitume et celle par le Sud plus courte mais c'est une piste.
Amaury a voulu tenter par la piste, mais au bout de 30 min nous avons du faire demi tour car elle était inondée et impraticable.
Pour les premières impressions : le Mali est beaucoup plus aride que le Sénégal et leurs habitations sont différentes.
Tous les gens que nous croisons, à pied, en vélo, en charrette, en voiture nous font signe de la main.
Nous nous sommes arrêtés en bord de route pour acheter du riz et du thé avant de nous rendre dans un petit village choisi au milieu d'un décor magnifique où nous avons demandé l'hospitalité pour la nuit. (N14 37.042 W10 51.998)
C'était super. Nous avions l'impression d'être dans l'émission “en terre inconnue”.
Nous avons été présentés au maire, à l'adjoint au maire, au chef du village, à l'imam et au forgeron.
C'est impressionnant de voir comment sont fabriquées leurs maisons en briques faites de bouses et de paille.
Même dans les villages il y a un coin toilette et douche, où tu peux poser ton savon et ta serviette sur la bouse séchée (lol)
Le Maire nous a invité à prendre le repas chez lui en compagnie de son adjoint. Ca a été couscous de maïs avec du lait et pâte à l'huile et à la viande. Nous avons très bien mangé, de plus nous n'avons même pas été malade. C'était vraiment fantastique. Que de belles rencontres.
Par contre les filles je vous le confirme il vaut mieux être une femme en France qu'au Mali. Les hommes glandent tout le temps et les femmes sont leurs esclaves.
Pour passer la nuit Amaury a déployé la tente et les minis matelas, ce qui à bien fait marrer les villageois.
le vendredi 09 octobre 2009
Bamako nous voilà!
Après une nuit pleine de bruits (animaux, enfants malades qui pleurent,..), de chaleur (nous avons démonté le toit de la tente) et de pu…ns de moustiques, on s'est fait réveiller par le pu…n de coq à 6H45.
On était quand même super content d'être ici même fatigué.
Après un super petit dej (trop bons les beignets) en sa compagnie, le maire nous a quitté pour se rendre à Kayes.
c'est donc son adjoint qui nous a rejoint pour nous faire faire le tour du village.
On lui a demandé à combien de kilomètres était Bamako, il nous a expliqué que c'était à environ 300 kms et que la route était très bonne. De plus, passé Diéma le climat change et se rafraichit, Nickel.
J'allume donc le GPS (je n'avais pas la carte du Mali dedans la veille), et il m'indique Bamako à 530kms d'ici!!!
je me dis que ce n'est pas grave vu qu'il va faire bon passé Diéma
C'est pas gagné
Pendant les 530 kms, les paysages étaient magnifiques. Nous avions des fois l'impression d'être dans des westerns. (N14 30.918 W8 31.832)
Nous nous sommes arrêtés manger à Didiéni (N13 53.066 W8 05.401). Fabienne ne mange pas que des BN, la preuve:
encore un dépannage d'essence (et de 3)
Enfin arrivés sur Bamako, nous nous sommes vite rendus compte que c'était une ville de dingues et avons revu des feux rouges disparus depuis le Maroc.
Après plus de 5000 kms sur le sol africain, nous avons atteint notre objectif.
Nous sommes très contents d'être arrivés jusqu'ici, tellement de découvertes et de rencontres.
Ce voyage est fantastique.
Nous avons fait escale à l'auberge Djoliba(N12 36.592 W8 00.564) en bordure du fleuve Niger (encore merci le GPS, l'endroit était introuvable sans)
Demain journée de repos et rencontre avec notre filleul.
Ce matin les gens de l'ONG PLAN sont venus nous chercher pour aller rencontrer Moussa notre filleul.
Nous sommes d'abord allés au marché afin d'acheter des ballons de foot et des denrés alimentaires à offrir aux villageois (5O KG de riz, 25 kg de sel…)
Après 1 heure de route et 1 h de piste nous sommes enfin arrivés à Tiemokola(N11°57'23″ W08°08'37″), petit village du bout du monde.
Et là attention à l'accueil. Séquence émotion.
Il y avait plus d'une centaine d'enfants qui nous attendait et lorsque nous sommes sortis de la voiture ils ont tous chanté en coeur sur l'air des djembés : “soyez les bienvenus”
Bien sûr moi j'ai pleuré et Amaury était ému.
C'était énorme, nous continuons d'être dans l'émission “en terre inconnue”.
Ensuite ils nous ont accompagné jusqu'au village toujours en chantant et en dansant.
Nous avons vu l'homme au masque et ils nous ont fait une danse d'accueil.
Ils nous ont installé à la table d'honneur
Après les présentations, remerciements et distribution de cadeaux, nous avons dansé avec eux.
La famille de Moussa nous avait préparé un repas : des haricots, du couscous et des galettes de maïs.
C'était délicieux.
Les gens de PLAN étaient très contents de notre venue car les villageois ne croyaient pas qu'il existe des parrains en occident et pensaient que les photos des enfants étaient revendues.
Notre présence en tant que parrains (les premiers dans ce village) leur a prouvé le contraire.
Nous en avons eu nous aussi la preuve. Moussa existe.
Beaucoup de ces villageois n'avaient jamais vu de blancs.
Après avoir visité les écoles et les installations financées par Plan nous les avons quittés. Les aux revoirs ont été difficiles.
Cette journée restera à jamais gravée dans nos mémoires.
Ce matin, grâce matinée. Nous avons décollé tranquillement vers 9H30.
Amaury ayant très mal aux fesses a décidé de s'acheter une peau de mouton à mettre sur sa selle.
Nous nous sommes donc arrêtés au marché
mais il n'a trouvé qu'une espèce de moumoute en synthétique.
Voilà ce que ça donne, c'est horrible et en plus ça ne sert à rien.
Amaury a décidé de prendre la piste que tout le monde lui a déconseillé à cause de l'hivernage
Il ne voulait pas reprendre le goudron pour remonter jusqu'à Kayes.
La première partie de la piste était nickel.
Nous nous sommes arrêtés manger à la gare de Toukoto(N13 26.773 W9 52.713). Nous avons eu beaucoup de chance car un train arrivait à ce moment là donc beaucoup de femmes sont sorties de nulle part en vendant des plats cuisinés. Une femme nous a prêté une gamelle pour pouvoir manger. C'était frites, tomates, concombres et viande avec du pain et en dessert du melon malien. C'était délicieux.
La piste a commencé à se corser.
Nous étions obligés de prendre un pont où il y a la voie de chemin de fer ( 13°27'5.57″N 9°53'21.70″O), c'est très dangereux. Si un train arrive, il faut sauter par dessus.
Puis le cauchemar a commencé.
Tout d'abord nous nous sommes enlisés dans la boue.
Comme à chaque fois que nous nous enlisons, je dois pousser derrière pendant qu'Amaury accélère à fond.
Et là j'ai pris une douche à la boue.
Comme vous vous en doutez j'étais ravie, surtout que nous n'avons quasiment pas de fringues. Voilà le seul jean que j'ai
Après un mini nettoyage, nous avons fait une belle glissade (on en n'avait encore jamais fait).
On commence à être bien épuisé physiquement et moralement.
Et le pire arrive, nous nous retrouvons face à un marigot (rivière formée par la saison des pluies).
Amaury a traversé comme il a pu avec la moto, c'était très tendu, la moto a failli basculer dans l'eau. ( 13°33'38.63″N 10° 4'41.63″O)
Quant à moi cette fois même pas la peine de faire ma chochotte.
J'ai dû traverser à pied, sans voir le fond car l'eau était très sale. J'avais de l'eau jusqu'aux fesses.
Ma seule peur était de glisser car j'avais tous les papiers (visa passeport et CB) et surtout l'appareil photo et les portables.
Mon deuxième pantalon est donc foutu, obligée de rester trempée et pleine de boue.
Si on n'attrape pas de maladie après tout ça on aura de la chance.
Puis nous sommes partis sur une mini piste et nous nous sommes perdus.
Nous avons croisé un malien avec sa mobylette (notre sauveur) qui nous a conduit dans un village, Badumbé (N13 38.446 W10 12.926), où nous avons pu passer la nuit (heureusement car il commençait à bien faire nuit).
Bien sûr nous n'avons plus d'eau et ici lorsqu'on demande des bouteilles ils ne comprennent pas, ils disent qu'il y a l'eau au puit.
Pas le choix, heureusement j'ai amené des pastilles qui peuvent se dissoudre dans l'eau afin de la rendre potable.
On verra bien le résultat demain.
Nous avons été accueillis par Ousmane et sa famille.
Encore une superbe rencontre.
Les gens nous ont bien confirmé que la route n'était pas praticable et qu'il y avait des marigots partout. Notre seule solution est d'essayer de prendre un train demain en fin de journée et d'essayer de mettre la moto dedans. Sinon c'est la misère. J'ai aussi pensé à appeler un hélico pour qu'il vienne nous chercher mais c'est hors budget.
Nous avons eu la chance de tomber sur un village où il y a une gare.
Pas la peine de vous dire à quel point je suis en colère après M. Baratin
AMAURY> en effet on m'avait prévenu que la piste était peu praticable (sur 250 kms des 450 à faire), mais pas impossible! Ce dimanche en partant j'étais décidé à repasser par la route, mais à la bifurcation piste-route, j'ai demandé à un flic qui m'a dit que c'était possible. Les premiers 160 kms de Kati à Kita étaient en bitume, donc pas de problème. Les 80 suivants entre Kita et Toukoto étaient en latérite et là c'était le top, avec des passages d'eaux faciles.
A la sortie de Toukoto ça a commencé à se compliquer, on a fait 40 kms en 5 heures…
En descendant du pont, il y avait juste une petite trace pas très facile à suivre. Je m'orientais avec le GPS comme une boussole. Très vite la piste a disparu et on devait passer à travers les champs et les petits villages.
La piste était cassante et j'avoue avoir donné tout ce que j'avais pour arriver à ce petit village de Badumbé.
Les marigots en terre sont relativement facile à passer, mais ceux en pierres lisses et savonneuses (c'est ici que les villageois lavent le linge et eux mêmes), étaient réellement difficiles à passer.
Il n'y a pas les photos des moments les plus difficiles car on avait la tête ailleurs!
Quand j'ai repeint Fabienne de boue, j'ai vraiment cru que l'on n'y arriverait pas. On y a passé une heure. J'ai d'abord démonté les valises, puis couché la moto sur le flanc. J'ai ensuite coupé des branches (vive le couteau suisse), que j'ai mises sous la roue arrière. Ensuite c'est première et gaz en grand, j'aurais pas voulu être derrière, ma femme est formidable!
Après une nuit à peu près correcte (après avoir exterminer plein de moustiques) sous notre tente, nous sommes partis faire une opération nettoyage dans un marigot.
Amaury a lavé la moto et moi notre linge. Pas top de laver du linge dans une eau pleine de boue.
Notre train devait être à 16H00 mais ici on nous a dit que le train n'avait pas d'horaire, il arrive quand il arrive.
Au bout d'une heure d'attente le chef de gare nous confirme que le train vient juste de quitter Bamako donc il ne sera là que vers 20H00.
Nous avons donc passé l'après midi avec Ousmane et sa famille, c'était vraiment très agréable.
C'est une famille très pauvre qui n'a pas hésité à nous accueillir et à nous nourrir à tous les repas.
C'est le point positif de cette galère.
Les femmes sont incroyables, elles n'arrêtent pas une seconde et sont tellement marquées par le travail et les enfants qu'on leur donnerait 100 ans.
Je leur ai offert des échantillons de parfum, elles étaient ravies.
Elles ne comprennent pas le fait que je n'ai que 2 enfants.
Après un repas de pâtes à l'huile nous sommes repartis à la gare. Le train est arrivé à 23H15, c'est l'Afrique. Amaury avait demandé de l'aide à des gars du village car il fallait soulever la moto à bout de bras pour la mettre dans le wagon de marchandises. Elle fait quand même 250 kg.
Une fois la moto mise dans le wagon de marchandises, nous n'avions plus de place dans les wagons passagers, nous avons du faire le voyage (complet pour Amaury et partiel pour moi) dans ce wagon de marchandises où il y avait mouton, poules, coqs et toutes les merdes de tout le monde.
Etant donné que nous n'avons pas dormi, nous passons à la journée du 13 octobre.
Le voyage était un enfer, le train bougeait énormément et être assise sur des sacs d'oignons était horrible.
Je ne vous parle même pas de l'odeur, avec tous ses animaux qui puent, beurk je les déteste de plus en plus.
J'avais mal partout, au dos, aux fesses…
Nous étions épuisés car passer des nuits dans des villages est très sympa mais pas du tout reposant.
A 2h du matin le train s'arrête à Bafoulabé pour prendre une énorme cargaison et là j'ai dit à Amaury : impossible pour moi de retourner là dedans.
promis, j'ai rien fumé!
Nous sommes repartis à 3 h du matin, j'ai réussi a trouvé une place debout dans un wagon.
Dés que le train est reparti un agent de Transrail m'a dit que je pouvais m'asseoir car c'était la place du conducteur de train.
Et là trop cool, j'ai pu dormir 2 heures.
Amaury : Les 200 kms restants auraient demandé 2 jours, on s'est donc résigné à prendre le train. Le train de 16H00 est parti à 23H15 et est arrivé à 8H00 pour faire 220 kms! Une fois la moto chargée dans le train ça c'est vraiment compliqué. Le train est plus proche d'un train à vapeur (il est au Gasoil) que des trains que l'on connaît. Heureusement que l'on était avec la moto car après trente secondes, le train bougeait tellement que la moto serait tombée. J'avais heureusement 2 sangles sinon j'étais bon pour la tenir tout le voyage. Les deux premières heures étaient plutôt relax malgré les animaux qui pissent et chient partout. Mais une fois arrivé à Bafoulabé, c'est devenu n'importe quoi! On est resté 2 heures et ils ont chargé le train de marchandises à fond. Ils y ont mis une dizaine de petites motos encastrées les unes sur les autres, des tonnes de sac de riz, des animaux, des vélos, et même du poisson.
La moto était du coup calée entre la paroi du train et les sacs de riz. Il y avait des sacs à hauteur de la selle et des vélos posés en équilibre sur la bulle!
Fabienne a réussi à trouver une place dans le wagon voyageur surchargé. Moi je suis resté dans le wagon marchandise avec la moto.
J'étais assis sur la selle avant alors qu'un gars était assis sur le réservoir et une femme dormait sur les sacs de riz la tête posée sur la selle arrière le nez dans mon C.. Comme c'était impossible de rester comme ça pendant 6 heures, j'ai réussi à me faufiler devant ma moto où il y avait une des valises Zéga posée.
Le problème était que la place était déjà occupée par un mouton; tant pis je l'ai un peu tassé sous la moto. Une fois assis sur la valise et adossé à des sacs de riz, avec des vélos et des poules au dessus de la tête je me suis endormi les pieds sur mes sorties d'échappement pour pas écraser le mouton. Mais une sensation humide et chaude m'a réveillé, le mouton m'avait chié dessus!!! à partir de ce moment j'ai dormi les deux pieds dessus, il a appris à chier couché. Le sommeil revenu, se sont les coqs qui dormaient au dessus de ma tête qui m'ont réveillé, ça a duré pendant une heure. Arrivé à Kayes, tout le monde est descendu sauf moi; il a fallu qu'ils enlèvent les poules, coq, poissons et vélos pour que je me dégage. Nous sommes arrivés à Kayes à 8 h donc le train a mis 8H45 pour faire 220 km.
Après un petit déj rapide sur la moto, nous avons repassé la frontière Mali-Sénégal en moins d'une heure.
Trop cool.
Nous avons longé la frontière pendant plusieurs km, c'était très joli et en même temps très sec.
Les paysages sont toujours aussi beau.
Nous remontons par le nord du Sénégal que nous ne connaissons pas du tout. Le but étant d'aller à Touba, ville sainte du Sénégal.
Après un délicieux repas : maïs grillé, orange et petite madeleine faite maison, nous avons repris la route.
Nous avons emprunté des pistes très sympas et après nous nous sommes un peu perdus mais avons réussi à rattraper le goudron (la route s'appelle comme ça ici).
Trop de fatigue, je me suis donc endormie sur la moto. Et là on a dit stop, on doit s'arrêter, trop d'épuisement. Il était 16H30
Nous nous sommes arrêtés afin de savoir où il y avait un campement et le premier était à 100 km à Ndioum(16°30'44.31″N 14°38'49.95″O). On a dit tant pis on essaie, on voulait passer une bonne nuit et ne pas dormir en tente et surtout prendre une bonne douche. Ses 100 km nous ont paru durer une éternité mais nous avons trouvé. Juste avant la tombée de la nuit nous sommes tombés sur des chambres d'hôtes, le Jardin de Fouta(N16 31.122 W14 42.007)
Et en plus devinez quoi ?? Il y a la clim. Trop top.
Nous avons mangé une assiette de mouton grillé avec des frites, des tomates, des carottes râpées..
C'était délicieux.
Nous avons bien dû mettre 30 secondes à nous endormir.
Photo mystère.
Le mercredi 14 octobre 2009
Ce matin nous sommes partis en direction de Touba (N14 51.584 W15 52.724), ville sainte du Sénégal.
Nous avons dû reprendre par le Nord car il n'y a pas de route qui coupe le Sénégal.
Nous avons traversé Richard Toll nous pensons que c'est la ville où il y a le plus de charrettes.
Les paysages au nord du pays sont toujours aussi beau.
Voilà un peu l'envers du décor, ici il n'y a pas de poubelles, ni la prime à la casse.
Donc les déchets et les carcasses de voitures traînent partout.
Ce midi nous avons mangé dans un resto italien(N15 37.936 W16 14.089) (on n'a trouvé que ça) ça fait bizarre de remanger avec des couverts.
Nous sommes enfin arrivés à Touba.
La grande mosquée est magnifique.
Puis nous avons repris la route pour retourner à Saly
où nous avons retrouvé Jules, Moussa et Manon (une bénévole Astou).
Demain matin, Amaury change les pneus de la moto et après nous prenons la route pour retourner à Saint Louis.
Vendredi matin nous allons essayer de passer la frontière Mauritanienne mais étant donné que nous n'avons pas de visa (on nous avait dit d'aller le chercher à Bamako ou Dakar mais nous ne voulions pas perdre une journée) on risque d'y passer un certain moment (normalement en payant ça devrait passer).
Ils ne sont pas que chez nous le dimanche matin!!
Au fait j'ai pris 26000 francs pour excès de vitesse; bien sûre le tout sans radar, sans reçu et en plus il faut s'excuser! Au moins j'ai pas perdu de points. (26000 cfa c'est 45€)
Après une nuit encore pleine de moustiques, nous avons pris un délicieux petit déj avec du Chocoleca (Nutella local que j'adore).
Ce matin Moussa a décidé de laver la moto. Il n'a pas eu tort car elle était vraiment très sale.
Pendant qu'Amaury a été changer les pneus, je suis allée faire un tour à la plage. La mer était très chaude.
Ce midi Maye Fall nous avait préparé un excellent repas du Tiéboudien. C'est mon plat préféré. Jean Paul, voilà enfin un plat délicieux avec du riz, du poisson, des épices, manioc, patate douce,aubergine… Nous avons tous mangé ensemble : Jules, Modou, Moussa, Oumy et Maye Fall
Rachel et Monique, juste pour vous. Jules et Maye Fall vous embrassent.
attention, photo truquée!
Puis nous avons pris la route du retour.
Nous sommes allés dire au revoir à Dieynaba, c'était dur de la laisser.
Katy et Fatou, Dieynaba va très bien. La rentrée de Seynabou s'est bien passée.
Puis nous sommes retournés au village où nous nous étions arrêtés à l'aller. Nous avions fait développer les photos que nous avions prises à l'aller et leur avons ramené un ballon de foot. Ils étaient vraiment heureux et nous avons dû refaire une séance de photos.
Nous avons dû les stopper car il commençait à faire nuit et nous devions repartir.
Nous nous sommes arrêtés dans un campement très sympa : Zébrabar(N15 51.889 W16 30.739), au bord de la langue de barbarie.
Nous avons rencontré un Danois (Mick) qui partait pour l'Afrique du Sud en moto également mais il a fait demi tour à cause de son traitement anti-pallu (Lariam), il a cru devenir fou. Son blog http://mhoey.eu
Nous avons également arrêté le notre depuis un bon moment car la Malarone nous rendait malade la nuit, depuis nous allons très bien. Nous avons passé une très bonne soirée en compagnie de Mick. Demain il prendra la route avec nous pour essayer de passer la maudite frontière ROSSO (N16 30.528 W15 48.712).
C'est notre dernière nuit au Sénégal. Nous sommes très contents car nous avons vu tout ce que nous voulions voir. Ce pays est vraiment super.
Il ne nous manque plus que la Casamance à visiter mais malheureusement actuellement c'est très tendu à cause des rebelles.
Nous y retournerons une prochaine fois.
Pitié, arrêtez de me dire qu'il fait froid, je ne suis déjà pas motivée pour rentrer mais là c'est encore pire.
Gwen, Laurence, je ne sais pas si Sylvie lit le blog donc pouvez vous lui demander de ma part d'acheter un petit radiateur pour mettre sous mon bureau ?
Aujourd'hui il n'a fait que 32°C, c'était très agréable, nous n'avons pas souffert de la chaleur comme les autres jours.
Quand nous sommes arrivés ce soir à la langue de barbarie il ne faisait que 27°C et je commençais à avoir froid donc j'appréhende vraiment les -2°C.
Nous avons quitté la langue de barbarie à 9H00 ce matin
Nous avons pu traverser la terrible frontière Rosso Sénégal - Rosso Mauritanie après 5 heures d'attente (cette fois nous avons trouvé de la place à l'ombre).
Ils nous ont fait les visas sur place, nous avons vraiment eu beaucoup de chance.
Aujourd'hui fut la journée la plus chaude de notre séjour.
J'appréhende vraiment le retour en France car arrivés à Nouakchott il ne fait que 25° et je suis obligée de mettre un pull car j'ai froid.
Nous avons commencé à retrouver les belles dunes de la Mauritanie. C'est magnifique.
Pour nous la Mauritanie est un pays comme un autre. A priori les gens sont soient très pauvres, soient très riches. Les gens nous saluent. Par contre les femmes sont toutes voilées et les hommes portent leurs habits traditionnels.
Ce soir nous avons planté notre tente sur le toit de l'auberge Menata(N18 05.590 W15 58.639). Les chambres sont pourries et chères.
Demain nous finissons de traverser la Mauritanie, on va passer les frontières Mauritanie - Maroc et retraverser le No Man's Land.
Cette fois on va essayer de ne pas couper la piste.
Mick va remonter avec nous jusqu'au Maroc. Il est très sympathique. Je révise mon anglais avant la reprise du travail.
Les rencontres que nous faisons dans les auberges ou campements sont très enrichissantes.
Demain soir si tout va bien nous serons à Dakhla dans le camp de Kitesurfers.
Soit nous restons une journée et 2 nuits pour faire du Kite, soit nous prenons la direction de Tan Tan.
Voilà l'endroit où nous avons dormi. Réveil à 5h00 par un monsieur qui hurlait dans un micro, c'est l'appel à la prière!
Amaury a hésité mais n'a pas été le voir pour lui dire de faire moins fort (lol).
Même en Mauritanie nous trouvons des cyclistes.
Nous sommes partis de bonne heure, afin de pouvoir passer les 2 frontières(N21 21.818 W16 57.636).
Nous avons vite retrouvé le désert et les dromadaires.
C'est magnifique, on ne s'en lasse pas.
Nous sommes arrivés à 13H00 à la frontière Mauritanienne.
Par contre aujourd'hui nous avions prévu le repas (pain, vache qui rit et fruits) car hier nous n'avons même pas eu le droit aux BN.
Nous n'avions trouvé que des gâteaux secs et des sodas. Nous avons passé les 2 frontières en 2 heures. Parfait.
Le No Man's Land est trop facile quand on prend la bonne piste et surtout après avoir fait la piste de Bafoulé (piste du Mali).
C'est impressionnant, maintenant tout nous parait simple. On s'habitue à tout.
Voilà le genre de panneaux que l'on peut trouver à l'entrée du Sahara.
Nous sommes enfin arrivés au campement de Kitesurfers à 19H00 avec un froid terrible et un vent de dingue (N15 54.740 W16 31.018).
Nous avions tous les 3 très froid et tout particulièrement moi. J'ai mis une heure et demi pour me réchauffer.
Dans cette aventure, les changements de température sont énormes. On passe de 39° à 22° en moins de 2 heures.
Nous avons de la chance nous n'avons pas encore été malade.
Demain journée de repos.
Journée de repos à DAKHLA
Le dimanche 18 octobre 2009
Voilà comment nous nous sommes couchés hier soir. J'ai eu beaucoup de mal à me réchauffer.
Nous avons passé une bonne nuit, enfin sans moustiques, nous avons réussi à les semer.
Nous n'avons pas pu faire du Kite car étant débutant, il nous faudrait un stage d'au moins 2 ou 3 jours.
Amaury reviendra une autre fois faire un stage d'une semaine.
Ce matin nous sommes donc partis nous promener à Dakhla (prononcé Darla). Dakhla est une ville artificielle comme Layoune. En fait le gouvernement construit des belles villes dans le Sahara afin d'attirer la population. A Dakhla, tout est neuf mais c'est étrange il n'y a personne dans les rues.
Après un bon repas et une petite sieste (et oui nous avons du sommeil à rattraper), nous sommes partis nous promener au bord de l'océan.
Pour ceux qui n'ont pas réussi à lire, voilà en 2 photos.
Demain nous remontons à Tan Tan
Au revoir le Sahara
Le Lundi 19 octobre 2009
On a quitté le camp à 9 heures
Ce matin, petit déj avec des crêpes, Amaury s'est régalé.
Nous avons quitté Mick car il roule trop doucement et il n'est pas pressé de retourner chez lui au Danemark.
Nous avons retrouvé des paysages toujours aussi magnifiques.
Après une petite vérification des pneus, nous sommes repartis pour déguster un délicieux tajine.
Enfin un bon repas.
Après Amaury a été faire le con dans le Sable
Amaury a décidé de se faire une beauté aujourd'hui. Ca nous a quand même couté 2 euros.
avant
après
Coucher de soleil dans le Sahara.
Nous avons trouvé un campement très sympa à Tan Tan plage, qui s'appelle le Sable d'or(N28 29.522 W11 20.256) avec vue sur la mer, bien mieux que l'auberge Océan de l'allé.
Retour à la vie occidentale, il y a une télé dans notre chambre, de l'eau chaude et de la pression dans la douche et un lit sans sable.
Ce midi à une station service, le pompiste nous a demandé des nouvelles de Sarko.
On lui a répondu que nous ne savions pas ce qui se passe en France depuis plus de 3 semaines.
Demain, nous irons à Essaouira et si tout va bien passerons la nuit à Marrakech, Inch Amaury.
Après une bonne nuit et un petit dej copieux, départ vers 8H30 sous la grisaille et même quelques gouttes de pluie.
L'objectif est de passer par Agadir, puis Essaouira et de dormir à Marrakech (680 kms)
Comme d'hab, je roule à 130, 140 kms/h. Mais aujourd'hui ça ne va pas durer longtemps, à peine sorti de Tan Tan, je me fais prendre aux jumelles et je dois payer 400DH (40€) d'amende (avec reçu officiel).
J'avais oublié que passé Tan Tan,
on revient dans le monde civilisé et que les flics sont derrières leurs jumelles tous les cent mètres. Je vais donc respecter les limitations de vitesses, à savoir 60 en ville et 100 sur les nationales.
A ce rythme, pas moyen d'aller jusqu'a Marrakech.Tant pis, ou plutôt tant mieux on va en profiter pour se balader.
Jusqu'à Agadir, c'est l'anti-Atlas, c'est légèrement montagneux,
en tout cas assez pour que la température baisse jusqu'à 16°C.
Du coup il faut s'arrêter pour enfiler un pull et mettre un K-way pour couper du vent froid.
Nous arrivons à Agadir pour l'heure de manger et nous nous arrêtons au port où il y a plein de petits restos de poissons (N30 25.601 W9 37.479).
Pour Fab se sera Poisson grillé et pour moi langouste.
Le repas fini, nous nous dirigeons vers Essaouira qui se situe à 180 kms de là en longeant la côte au travers des cultures d'Argan.
ça nous rappelle beaucoup la Corse car c'est montagneux avec des virages plus ou moins serrés qui vont s'enchainer sur tout le trajet.
Sur le bord de la route j'aperçois des dunes de sable et décide d'y aller faire un tour. Je décroche les valises et le top-case mais en vain. La moto est trop lourde et les pneus pas adaptés.
Depuis Agadir, la végétation est essentiellement constituée d'arbustes qui donnent les noix d'Argan. Noix qui servent à faire de l'huile pour l'alimentation et la cosmétique.
Nous en avons acheté sur le bord de la route à des petits producteurs, 200 DH le litre, c'est le prix d'une bonne bouteille de vin, mais je m'en fous j'aime pas le vin!
Les chèvres grimpent dans les arbustes pour manger les noix. Les noix récoltées sont donc récupérées avant ou après digestion! c'est ça qui donnerait ce goût si particulier!
Nous sommes finalement arrivés à Essaouira vers 17H00, et avons pris une chambre dans un Ryad(N31 30.749 W9 46.216), à l'intérieur de la vieille ville.
La vieille ville, accessible que par trois portes, est constituée telle un labyrinthe de petites ruelles où il se vend tout et n'importe quoi (Le paradis des filles).
Nous mangerons une salade et un Chawara sur la terrasse du restaurant (On aurait dit un Kebab sur le toit du Grec chez nous!)
Avant de revenir au ryad, petit détour pour ce faire tatouer au henné.
Un soleil pour Fabienne, avant les nuages qui l'attendent.
Demain direction Marrakech puis Ouarzazate avant de revenir passer notre dernière nuit à Marrakech.
Ca y est nous avons acheté nos billets de bateau. Nous quitterons le sol africain jeudi à 19h00 et arriverons à Barcelone vendredi à 21h00.
Fab : Isa, maman, j'ai enfin pu manger des pâtisseries marocaines et je me suis régalée.
Peut être que j'aurai les joues moins creuses en rentrant n'est ce pas Laurence.
Pour moi, encore une journée formidable malgré le froid du matin qui n'a pas duré longtemps (heureusement).
J'appréhendais le retour mais en fait nous en profitons jusqu'au bout et continuons de découvrir.
Le Ryad où nous avons dormi faisait discothèque jusqu'à 2 heures du mat, du coup la nuit a été courte.
Réveil à 8H30 sous des trombes d'eau; le temps de prendre un petit dej et nous sommes partis pendant une accalmie.
GS 1980 vs GS 2007
A peine partis la pluie nous a rattrapé et il a fallu s'équiper en conséquence.
Les 180 kms jusqu'à Marrakech ont été longs, car en plus de la pluie, des travaux tout le long du trajet nous ont ralentis.
Nous sommes arrivés à Marrakech sous un beau soleil
576 oeufs!!!
mais avec la moto repeinte de boue.
Après une petite pause repas, sandwich oeuf et ???,
nous sommes partis en direction des montagnes de l'Atlas.
Encore de nouveaux paysages que nous n'avions pas rencontrés.
Putain de moutons!
Ils sont vraiment partout!
La température a vite chuté et nous avons rencontré beaucoup de brouillard et de pluie.
Nous nous dirigions vers Ouarzazate, mais avons dû faire demi tour à mi chemin car nous n'avions plus le temps nécessaire pour faire l'aller-retour.
Nous avons fait une pause thé et gâteaux orientaux. C'était trop bon.
Malgré les mauvaises conditions climatiques, nous en avons encore pris plein les yeux.
Nous avons attéri au Relais de Marrakech(N31 42.419 W7 59.453), petit campement routard au milieu de la palmeraie.
Demain nous avons 6 heures de route pour aller prendre le bateau à Tanger.
Cette journée nous aura donné un petit gout de ce qui nous attend à notre retour.
Nous avions décidé d'aller nous promener dans Marrakech
et tout particulièrement dans la célèbre Médina.
Nous avons beaucoup aimé, surtout avec la moto nous avons pu accéder aux petites ruelles.
C'était très sympa.
Les filles, il faut retenir Marrakech pour un prochain week end Thalasso, au moins il fera plus chaud qu'à Budapest.
Après nous avons dû prendre la route pour Tanger.
Et là, l'ennui total. Que de l'autoroute, même pas un petit village à traverser.
A part 2 ou 3 belles vues, rien du tout.
Ca nous a paru interminable. Par contre, les marocains ont des sacrées belles voitures.
Nous avons passé le cap des 10 000 kms en Afrique.
Nous sommes enfin arrivés à Tanger à 16H30 et nous avons dû attendre 18H30 pour monter dans le bateau.
Ca y est c'est fini, enfin presque il nous reste encore 1200 kms à faire de Barcelone à chez nous.
Nous avons fait en tout 10448 kms en plus de 124 heures sur la moto
176 kms/H max, pas moyen d'aller plus vite, on va se ratrapper au GP de Macau le mois prochain!
Cette aventure fut extraordinaire, fantastique, sensationnelle……
Et voila c'est finiiiiiiiiiiiiiii
Le samedi 24 octobre 2009
Notre bateau a eu 5 heures de retard. Nous sommes donc arrivés à Barcelone à 3h30 du matin.
Le temps de sortir du bateau et de retrouver où habite Cécile (la gardienne de notre voiture durant ce voyage), nous sommes arrivés chez elle à 4h00 du matin et l'avons gentillement réveillée.
Cécile, merci pour ta gentillesse et ta disponibilité, nous t'avons réveillé les 2 fois et à chaque fois tu nous as ouvert ta porte avec le sourire.
Nous avons donc pris la route à 4h30. Amaury a conduit la première partie de la route et moi un peu lorsqu'il a fait jour.
Chez nous aussi il y a de beau paysage.
Nous avons retrouvé la grisaille et les bouchons (vive la région parisienne).
Les coups de blues ont déjà fait leurs apparitions, l'Afrique me manque déjà.
Mais comme beaucoup peuvent l'imaginer, effectivement nous pensons déjà à notre prochaine grande aventure.
et voila c'est la fin de l'aventure
Home sweet home…..
Si vous étiez impatients d'avoir de nos nouvelles tous les soirs, nous étions tout aussi impatients de lire vos commentaires que nous avons beaucoup appréciés.
Nous remanierons ce blog en indiquant les coordonnées GPS des lieux et en donnant des informations “techniques” et “administratives” pour chaque pays, pour ceux d'entre vous qui voudraient faire, le même voyage.